✨ ⌇ Vient un vent nouveau
qui éloigne les mauvais esprit.
Il me reste seulement 24 pages dans mon carnet… Je suis à la fois impatiente de trouver un nouveau refuge pour le bleu de mes mots — une autre maison à hanter — et terriblement triste de lui faire mes adieux. Parce que ce carnet me représente trop bien : il est le cercueil de mes dilemmes, ce territoire où j’ai posé mes réflexions et trouvé des réponses… C’est grâce à lui, et à toutes les étoiles qu’il cache comme mille trésors, que j’ai pu avancer, parfois tomber, mais sans jamais abandonner. Grâce à lui, j’ai retrouvé la magie des mots, la mienne… à la fois rouge, noire et bleue.
✧˚ · . j’ai façonné des mondes et attrapé des comètes.
Dernièrement, j’ai réalisé que je n’avais pas arrêté d’écrire comme je le pensais, que malgré les difficultés — la fatigue, les critiques et les reproches — j’ai persévéré. Et j’ai écrit, beaucoup, énormément… plus que toutes les autres années de dérive, à la recherche de mots qui étaient toujours près de moi ; enfouis quelque part dans une grotte, loin du rivage.
J’ai façonné un récit et attrapé des étoiles en écrivant Road Liberty, que tu peux lire en partie. À ce jour, c’est tout ce qu’il me reste de cette nouvelle. Avec l’euphorie d’imprimer tout ce que j’ai pu écrire depuis que mes mots sont miens, j’ai perdu la moitié de cette aventure à cause d’une erreur de manipulation… C’est terrible, désastreux. On m’a dit d’essayer de refaçonner ce que j’ai perdu, mais ça m’est impossible, parce que ces mots venaient de sentiments que je renfermais en moi et qui, maintenant, ne m’habitent plus. C’est comme créer à partir de rien… Moi, j’en suis incapable. J’ai besoin de nourrir mon écriture de ce que je ressens, de qui je suis ou de qui j’aimerais être. Alors, j’accuse le coup. Parfois j’y repense, mais en général j’essaie d’oublier, parce que ça me fait trop mal, parce que ça abîme une petite partie de moi. Maintenant, j’essaie de ne pas reproduire la même erreur… Autant essayer de voir le bon côté des choses.
Par chance, il n’y a pas seulement de la tragédie. Cette fois-ci, je n’ai rien égaré. Pendant les grandes vacances, j’ai écrit deux nouvelles : Edgar — petit hommage à ce canidé qui m’accompagne dans quelques rêves — et Fleur d’Acier, une nouvelle écrite pendant un challenge avec des amis et mon compagnon de vie, que je nomme Monsieur M. Fleur d’Acier, c’est un récit en deux parties qui parle d’amour, d’espoir et de guerre, celle d’après la bataille. Cette guerre qui se joue en nous quand il est temps de sombrer.
Ensuite, Expédition 33 est sorti… Pour l’anecdote, je l’attendais depuis tellement longtemps que, dès les premières rumeurs, j’ai saoulé mon monde avec ce jeu, en criant sur tous les toits qu’il serait incroyable, parfait, magnifique, et j’en passe. C’était impossible pour moi de lâcher le morceau. Et j’avais raison, mais je ne m’attendais pas à ce qu’il soit aussi beau, dans son sens le plus humble. Il n’est pas parfait, mais ce n’est pas grave, parce que dans mon cœur il brille plus fort qu’une étoile. C’est l’un des jeux les plus beaux que je connaisse, pour ses mots, sa musique, son lyrisme et son univers. Alors, j’ai écrit une fanfiction épistolaire pour lui rendre hommage : Pour ceux de demain. En attendant d’écrire plus et de m’introduire dans ce monde par l’écrit.
Puis le temps s’est rafraîchi, l’automne arrive avec l’hiver, mes deux saisons favorites, où je retrouve enfin le calme, la pluie et les ténèbres que j’invite de bonne grâce. Je retrouve alors ma mythologie, celle que j’abandonne quand la terre est trop chaude, moment où les mots me sont moins faciles. C’est justement pendant l’automne, à quelques jours d’Halloween, que j’ai écrit L’enfer est ici, pendant un challenge personnel. Une simple nouvelle qui mêle références religieuses et angoisse. Et Halloween est arrivé : c’est le moment où Rouge est arrivé dans mon esprit. C’est une nouvelle que tu ne connais pas vraiment, seulement quelques extraits partagés par notes, et qui ne sera sans doute jamais publiée sur Internet. Car elle est le reflet d’une partie de moi ; elle est née d’une envie irrésistible de liberté, mais surtout, c’est une ode d’amour à un pays que je ne connais pas, la Pologne, mais qui existe en moi par les quelques graines qu’il y a dans mon sang.
“Cette vie était sienne, ce pays qu’elle apprendrait à connaître et à faire revivre, ses racines qui commençaient à bourgeonner dans son cœur. Il était sien.”
Et enfin, pendant les vacances de Noël, j’en ai profité pour écrire une lettre qui se greffe à une nouvelle épistolaire écrite en 2021 : Antinomia. Celle-ci, je ne t’en ai jamais parlé. Pourtant, j’en suis fière, parce que j’aime la haine et le désespoir qui suintent dans ses lettres, alors pourquoi pas te la partager un jour, prochainement ou pas. Bref, au final, j’ai beaucoup écrit — des nouvelles et des poèmes — et ça fait du bien. Je suis enfin fière de moi, et je sais que je suis capable d’écrire, que cet art est mien et que rien ne pourra m’empêcher d’arrêter.
✧˚ · . une nouvelle galaxie.
Je suis une grande amoureuse de la fantasy, des ambiances gothiques — quand les couloirs d’une maison sont trop obscurs et cachent autant de secrets que de cadavres —, de l’aventure à la Lara Croft — on garde le Croft pour la blague — mais sans détruire toutes les reliques et vestiges qu’on croise. Bref, j’aime l’Histoire, les plantes, la mer, l’espace, les épées, les rêves, la peinture et la fantasy. Et tout ça, cette myriade de mondes qui gravite autour de moi, j’aimerais te les offrir. Parce que j’aime trop et tellement pour me restreindre à l’écriture. Bref, moi sans limite.
Parce que je ne suis pas juste une autrice, mais une passionnée de récits et d’aventures. C’est pourquoi j’ai commencé un nouveau périple pour retrouver cette passion qui me manquait énormément : la construction d’un univers de fantasy, Ruine. Ça, tu le sais déjà avec cet article, mais depuis, quelques détails ont changé. Des détails que tu découvriras dans un autre article. Spoiler alert : Ruine n’existe plus.
À côté de ça, dans mon carnet — qui bientôt ne le sera plus — je me suis concocté une liste de toutes ces choses que je repousse inlassablement… parce que la vie, avec ses drames quotidiens ; d’autant plus que je suis une personne qui, parfois, lâche prise et abandonne en s’enfermant dans son terrier, espérant ne jamais en ressortir. Alors, cadeau :
✧ continuer mon personnal curriculum — non, je n’ai pas besoin de l’influence des réseaux pour m’informer, et heureusement si je veux faire de l’histoire, mais c’est toujours cool d’avoir une idée de comment avancer quand on a autant de mal à ne pas sombrer au moindre remous.
✧ faire une liste des projets, fanfics ou non, que je veux écrire ou non — histoire de les garder sous la main, même si je ne souhaite pas tout écrire.
✧ publier des articles — celui-ci, un sur Martin Eden et un autre sur Ruine.
✧ retravailler ma DA — surtout arrêter de bâcler mes articles.
✧ partager toutes les étoiles de mon univers — plantes, peintures, jeux vidéo et co.
✧ reprendre le rôle play — parce que ça me manque, et Seigneur, j’en ai bien besoin.
✧ trouver où publier mes récits.
✧ et plein d’autres choses…
Oui, j’ai de quoi m’occuper pour les prochains mois. C’est justement récemment, grâce à Substack, que j’ai compris que j’avais besoin d’avancer avec un phare, qui me sert de point d’ancrage. Parce que le quotidien peut être plus fatigant qu’on ne le pense.
✧˚ · . étoiles de l’années
Pour terminer, voici mes pépites de l’année, celles que je te recommande les yeux fermés. Tout d’abord, côté bouquins, en début d’année, j’ai dévoré — que dis-je, aspiré — Carmilla de Sheridan Le Fanu. On dit que c’est l’une des inspirations de Bram Stoker ; ça, je n’en sais rien, puisque je n’ai pas encore lu Dracula pour l’attester de mes propres yeux. Quoi qu’il en soit, Carmilla m’a donné l’eau à la bouche et a su combler mes attentes : une amitié particulière, un récit qui prend son temps et qui monte crescendo. Bref, grâce à lui, j’ai retrouvé mon amour pour les vampires, que j’avais perdu à force de lire des récits bourrés de clichés…
J’ai aussi relu les manga L’Atelier des sorciers et Banana Fish ; toujours un plaisir de tomber sur des planches aussi belles que L’Atelier des sorciers, et une intrigue bien ficelée pour les deux œuvres. Ensuite, j’ai découvert My Broken Mariko vers les beaux jours. C’est un manga poignant et percutant par le style de l’autrice, qui a la particularité de s’adapter aux situations. Rien que pour ça, je te le conseille, car c’est rare, et en plus, le récit parle de violence sans détours et sans romantiser quoi que ce soit.
Côté fantasy, j’ai bien sûr continué Le Sorceleur avec la saison des orages et la croisée des corbeaux, qui, comme d’habitude, ont su faire plaisir à mon cœur en manque d’épées — même si j’ai grincé des dents plusieurs fois. Mais ma pépite de l’année, celle qui détrône sans hésiter Le Sorceleur, c’est La Cité Diaphane, d’Anouck Faure. C’est la fantasy par excellence qu’on lit en écoutant de la dungeon synthwave : le récit qui nous transporte dans une ambiance sombre, inquiétante, avec des touches de lumière, mais tellement d’ombres autour d’elles. Cette lecture m’a donné l’impression de me perdre dans une mythologie à part entière, d’explorer une cité oubliée, de parcourir un jeu à la FromSoftware. Et ça, c’est merveilleux pour une fan de Bloodborne.
Après cette découverte incroyable, j’ai changé de cap en abandonnant les ruines pour découvrir des mondes malades, écrasés et détruits par le despotisme de gouvernements : 1984 et Fahrenheit 451. L’un comme l’autre ont cette capacité simple et terrible de se dire : c’est déjà arrivé et ça arrivera. Fahrenheit nous donne conscience qu’autour de nous, tout va vite, très vite, trop vite, que l’actualité nous assomme, tout comme le monde. Tout change, se règle et se dérègle. Et puis, rien que le titre et une bonne partie du roman nous brûlent par l’absurdité des autodafés de masse qui ont lieu pour mieux contrôler, donc mieux manipuler. Et 1984, tout comme Fahrenheit, dépeint une société essorée par un gouvernement qui voit tout et entend tout. J’aimerais t’en dire plus, mais l’article commence à être très long, et autant t’en parler ultérieurement, dans les formes.
Enfin, mon coup de cœur ultime de l’année : Martin Eden — que je dois aussi te raconter, mais plus tard — et j’ai beaucoup apprécié Bunny, avec ses licornes qui pleurent et ses lapins creepy. Bref, une année intéressante en termes de découvertes.
Côté films et séries, je vais aller droit au but. J’ai commencé l’année avec un marathon Star Wars — donc les films, mais aussi les séries en live action, avec The Acolyte, qui est vraiment une catastrophe — et les séries animées, qui sont pour la plupart des trésors à déterrer. Je parle bien sûr de Tales of the Jedi, qui est incroyable — les musiques, cœur cœur, et Dooku, double cœur cœur. Après, j’ai tenté un marathon Marvel avec Monsieur M, mais on a fini par abandonner la moitié des projets, parce que c’est une catastrophe. Loki sauve quand même la franchise… Heureusement, j’ai pu me réconforter en regardant quelques Ghibli comme Princesse Mononoké, Kiki la petite sorcière et compagnie, avec Avatar : le dernier maître de l’air, saison 1, et Scooby-Doo : Mystère Associé. Et petite découverte sympa : Exploding Kittens et The Batman.
Pour terminer, joueuse dans l’âme, bien sûr que mon amour des univers ne se limite pas aux livres, mais aussi aux jeux vidéo. J’ai commencé 2025 avec la franchise Dishonored — que j’aime d’amour — par le premier, avec ses DLC, puis, en fin d’année, avec le deuxième. Ensuite, comme tu peux t’y attendre : Expédition 33, une histoire inoubliable que j’ai adoré explorer, mais aussi Cyberpunk 2077 et son DLC Phantom Liberty, que j’ai largement préféré au jeu de base. Mention spéciale donc à Expédition 33 et Phantom Liberty, qui m’ont versé des larmes d’amour et de tristesse. À côté de ça, j’ai repris Animal Crossing pendant l’automne : rien de mieux que de farmer pour un vieux capitaliste. Et pour terminer, en fin d’année, j’ai découvert Banishers: Ghosts of New Eden, qui, pour moi, représente le meilleur amour que j’ai pu voir dans un jeu, et Skyrim, un bonheur, ce jeu. Sans oublier Minecraft.
: ̗̀➛ mot de fin
Sur ce, je m’en vais, l’article étant bien trop long, et continuer de découvrir Winter Burrow, un jeu de survie, et La Légende de Korra. Sans oublier d’écrire, parce que j’ai de l’inspiration à revendre et des récits à te raconter. Alors, bonne année à toi, révise bien et surtout, mange bien !
⋆˚࿔ ✧ Helly.K








