đ«â Un peu de bleu,
et quelques pétales de rouge.
Jâadore tâĂ©crire spontanĂ©ment, câest plus simple pour moi. Beaucoup moins prise de tĂȘte et ça me permet dâĂ©crire dans cette petite barque familiĂšre. Aujourdâhui, je viens te parler dâun petit truc que jâai remarquĂ© : jâai toujours Ă©crit.
Depuis quelques jours, je mâamuse Ă imprimer les nouvelles, dĂ©buts de projets et fanfictions que jâai pu Ă©crire, terminĂ©es ou non. Ătonnamment, jâai remarquĂ© deux choses : jâĂ©crivais â jâĂ©cris toujours â beaucoup, plus que je ne lâaurais cru. Ensuite, mĂȘme si mes Ă©crits ont souvent tournĂ© autour de la fanfiction, ça se voit, Ă ma plume et aux sujets, que je me prenais moins la tĂȘte. Et jâaimerais savoir pourquoi ? Et est-ce que ce sentiment est fondĂ© ? JâĂ©cris pour Ă©crire, rĂ©ellement pour moi. Me vient alors cette pensĂ©e : pourquoi ce mood a changĂ© ? Quâest-il arrivĂ© Ă celle que jâĂ©tais avant, et Ă celle dâaujourdâhui ?
Je nâai jamais voulu ĂȘtre publiĂ©e â aujourdâhui ça nâa pas changĂ©, jâai un total dĂ©sintĂ©rĂȘt pour le monde de lâĂ©dition en tant quâautrice. Mais ça ne mâempĂȘche pas de me considĂ©rer comme une autrice et, parfois, de partager quelques rĂ©cits. Alors dâoĂč vient le problĂšme ? De lâĂąge ? Peut-ĂȘtre. Je ne sais pas.
Quand je relis celle que jâĂ©tais avant, je vois quelquâun de passionnĂ©e, qui domptait les mots et les charmait Ă sa guise. Quand je me relis actuellement, je vois une nouvelle personne, certes avec plus de nuances â il existe tellement de teintes de bleu â mais terriblement ancrĂ©e vers le passĂ©. Câest peut-ĂȘtre lĂ le problĂšme.
Câest Ă©tonnant de voir Ă quel point jâai tendance Ă me sous-estimer. Depuis mes dĂ©buts sur cette plateforme, je crie Ă qui veut lâentendre que mes mots et ma fantasy se sont perdus quelque part, que je nâarrive pas Ă les retrouver, quâil y a eu un avant et un aprĂšs, alors quâau final, malgrĂ© une pause de plusieurs mois â presque un an â eh bien, jâai toujours Ă©crit, eu des idĂ©es. Certes, elles nâĂ©taient pas aussi merveilleuses que je le pensais, mais malgrĂ© tout, mes mots Ă©taient lĂ . Dâune certaine maniĂšre, jâai noirci mon trait, je me suis abandonnĂ©e moi-mĂȘme.
Et puis, avant, jâĂ©crivais en regardant droit devant moi â sans peur, stylo en main, sachant que rien de mal nâarriverait. Aujourdâhui, jâavance Ă reculons et je laisse les mots mâempoisonner, peindre ma vie de rouge et de noir, avalant mes nuances de bleu. Câest terrible.
Mais puisque jâai remarquĂ© cette problĂ©matique, jâessaie de rectifier tout ce mĂ©li-mĂ©lo de bleu et de rouge. Jâessaie dâavancer sans me poser mille questions. JâĂ©cris en prenant mon stylo, sans demander lâavis Ă mon cerveau. JâĂ©cris parce que je dois le faire, parce quâune maison brĂ»le dans mon cĆur et que je ne peux plus lâignorer. JâĂ©cris parce que jâai des choses Ă dire â fanfiction ou pas â et que je ne peux plus laisser ce merdier mijoter quelque part dans mon esprit.


