🌼 || Carnets d'avril,
où je cueille la campagne.
Avril s’en est allé de ma vie, si vite que mon cœur affamé le pleure déjà. Je suis ce monde enseveli sous le gris de la grande ville, avec l’écho de quelques souvenirs qui guide mon corps engourdis.


Me voilà scrutant le souvenir du calme au réveil, dans une petite ville aux abords de la campagne. Ces instants où les oiseaux gazouillent au-dessus de la fenêtre, où les pigeons roucoulent d’amour, bec contre bec, perchés sur la ligne téléphonique au coucher du soleil, remplissent mon cœur de joie. Sans oublier les passants animés par le printemps qui affluent à l’approche d’un train. C’est une rue de vie et de voix, aux anecdotes nombreuses.
Dans ces moments-là, j’aimais passer la tête hors de la fenêtre, laisser la brise caresser ma peau et observer le monde avec patience. Je dévorais tout du regard : la maison du voisin et son beau jardin, le parc non loin où mille souvenirs de douceur m’enivraient, et la forêt qui s’étendait après les rails. Je voyais en ces instants une pause bienvenue ; aucun bruit ne venait m’agresser, seulement la mélodie d’une petite ville qu’on aimait redécouvrir.
Quelques jours après mon arrivée, l’aventure a réellement commencé, là où la terre prend fin : la mer. Ce jour-là, j’ai écrit une nouvelle, Edgar, où je partage un fragment de mes vacances — celle d’une rencontre et d’un chagrin. Puis la journée s’est terminée, et j’avais dans mon sac quelques souvenirs : des coquillages aux mille histoires à raconter, un livre sur la mer que j’ai détesté, et des photos plein la tête.


Les jours ont suivi, et vint alors le temps de la cueillette à la campagne. Changement de décor : la petite ville s’éloigne, et la campagne m’accueille à bras ouverts. Je suis heureuse, contente d’être entourée par la nature, d’entendre seulement la maison vivre avec ses discussions et ses rires. Alors je me balade, souvent, toujours en bonne compagnie, et je récolte des plantes que j’aime faire sécher pour les collectionner dans mon carnet. À mes yeux, ce sont des trésors délicats, aussi doux qu’une peau veloutée.



Quand j’y pense, avril est le mois des fleurs et du bleu ; tristesse et joie en un jour, hésitation d’écriture le lendemain. Moi qui étais désemparée par l’omniprésence du noir dans mes mots, enfin, le bleu marin s’est incrustée dans mes pages, redevenant maîtresse des lieux.
Mais plus que ça, avril, c’est mon printemps : deux semaines de balades, et une après-midi au bord de la mer. Avril est mon refuge, malgré le vent et la tempête qui sèment parfois le doute.
Avril, tu me manques.
Helly.K ✨
P.S. : petite précision légale — les photographies sont de moii, donc pas touche, sinon je te bouffe. Je plaisante pas. Sauf celle qui sert de couverture d’article :
Ensuite, je voulais simplement te remercier pour la lecture de cette publication.
Au début, je voulais partager tout mon mois d’avril, mais j’ai vite abandonné : trop présomptueux. Alors je me suis centrée sur les sensations et quelques photos pour accompagner le tout.
Bref, je te souhaite une bonne journée, ou soirée.





une jolie lettre pour un bien joli mois 🌼
J'aime les mois d'avril à tes côtés. Ce sont toujours des mois pleins d'émotions... 🐊✨️🦆